Maladies et chutes

Aux changements physiologiques associés au vieillissement viennent parfois se greffer des maladies aiguës ou chroniques qui sont à l’origine de près de 50 % des chutes. On parle alors de « chutes sentinelles », qui doivent être rapportées sans tarder à un professionnel de la santé, car elles pourraient indiquer l’existence et la progression d’une ou de plusieurs maladies, telles une infection ou un problème cardiaque.

Les chutes à un âge avancé résultent souvent de l’interaction de trois types de facteurs :

  • les facteurs intrinsèques : Ils sont causés par le vieillissement normal ou par les maladies, la perte d’autonomie fonctionnelle, les habitudes de vie et les comportements;
  • les facteurs extrinsèques : soit tout ce qui provient de l’environnement;
  • la situation ou le moment auquel survient la chute, comme lors d’une tâche complexe à accomplir.

Par exemple, un homme âgé atteint de la maladie de Parkinson et d’arthrose aux genoux (facteurs intrinsèques) peut trébucher à cause d’un tapis (facteur extrinsèque) en se rendant aux toilettes la nuit (situation).

Attention : la chute chez la personne âgée peut être un signe d’alarme!


Conséquences de certaines maladies

Les maladies peuvent provoquer une chute de plusieurs façons, car elles entraînent :

un malaise (syncope) ou une perte de connaissance, qui peuvent être associés, par exemple, à un ralentissement de la circulation sanguine, à une baisse du taux de sucre (hypoglycémie) ou à une crise d’épilepsie;

Syncope

La syncope est une perte de connaissance brutale, brève et complète, liée à la privation soudaine d’oxygène dans le cerveau, privation elle-même secondaire à une brutale réduction du débit sanguin dans les artères cérébrales. Lorsque la personne perd brutalement conscience, elle tombe, se blesse au cours de sa chute et reste étendue par terre. Le pouls et les mouvements respiratoires sont absents. Après quelques secondes, la personne reprend conscience, mais ne se souvient pas de la chute. Chez les sujets âgés, la syncope survient surtout chez les personnes affectées d’athérosclérose.

– une baisse de vigilance ou une défaillance de l’attention ou du jugement, produite entre autres sous l’effet de certains médicaments;

des vertiges ou des étourdissements, notamment lorsque le système vestibulaire de l’oreille qui contrôle une partie de l’équilibre est atteint, comme dans le cas d’une 
labyrinthite aiguë;

Labyrinthite 

Inflammation du labyrinthe de l’oreille interne qui se reconnaît aux symptômes suivants : vertiges, nausées, nystagmus (mouvements involontaires du globe oculaire), bourdonnements d’oreille.

des troubles de la marche ou de l’équilibre occasionnés par exemple par la maladie de Parkinson ou un accident cérébrovasculaire;

Maladie de Parkinson

La maladie de Parkinson est la plus fréquente des maladies neurologiques chroniques dégénératives après la maladie d’Alzheimer. Cette maladie se manifeste principalement par des troubles du mouvement. Elle s’explique par la perte de cellules nerveuses (neurones) dans une partie du cerveau que l’on nomme la substance noire (locus niger). Ces cellules sont responsables de la production d’un élément chimique, la dopamine, qui agit comme neurotransmetteur, c’est à dire comme messager entre les cellules du cerveau impliquées dans le contrôle du mouvement. Les personnes âgées atteintes de cette maladie sont plus sujettes aux chutes (40 à 50 % d’entre elles rapportent plus d’une chute). En effet, les personnes âgées atteintes de cette maladie présentent des troubles de l’équilibre et de la marche, à cause de la rigidité des membres et de la lenteur des mouvements : tête et tronc fléchis, épaules projetées vers l’avant, avant-bras et jambes fléchis, marche à pas traînants ou à pas plus courts avec parfois tendance à hâter le pas. Le freezing, spécifique au malade parkinsonien, se traduit par des difficultés à initier la marche (hésitation au départ et piétinement sur place), d’autant plus marquées que des obstacles se présentent à lui, comme le franchissement d’une porte grande ouverte.

des troubles de la vision engendrés par une cataracte ou le glaucome

Cataractes


Les cataractes causent une perte progressive de la vision par une opacification du cristallin (lentille de l’œil), qui est normalement transparente. Elles peuvent être dues au vieillissement, à un accident, à une maladie ou à une substance comme la cortisone. Les cataractes affectent 15 à 16 % des personnes âgées. L’opacification du cristallin est indolore, mais elle entraîne une vision embrouillée qui accroît le risque de chutes accidentelles.

Glaucome

Le glaucome se caractérise par une augmentation de la pression intra-oculaire exercée par les liquides contenus dans l’œil. Cette pression excessive peut provoquer des dommages irréversibles au nerf optique, allant jusqu’à la cécité. Le glaucome affecte jusqu’à 3 % des personnes âgées de plus de 65 ans.

une atteinte des membres inférieurs, tant au niveau des os que des articulations comme lorsqu’il y a arthrose 
des hanches ou des genoux ou des problèmes podiatriques.

Arthrose de la hanche 

Altération destructrice des cartilages ou des fibrocartilages articulaires, de nature dégénérative, non inflammatoire située à la hanche. 

Problèmes podiatriques 

Problèmes reliés au pied, à ses pathologies et à leurs traitements.

– un affaiblissement de l’un des systèmes corporels, comme le dysfonctionnement cardiaque ou pulmonaire.

Maladies en cause

Voici quelles sont les principales atteintes qui entraînent des chutes :